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 we were infinite ❖ (meade & mason)

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MessageSujet: we were infinite ❖ (meade & mason)   Dim 9 Déc - 10:15


(...)

come away little lamb, come away to the slaughter

L'épaisse couverture était lourde. Bien plus lourde qu'ordinaire. La sueur perlait sur le front du jeune homme qui luttait dans ses rêves. Il sentait une chaleur étouffante prendre le dessus et ouvrit subitement les yeux. Effrayé par la découverte de sa chambre cossarde où un pantalon traînait au sol, avec un uniforme blanc accroché sur la porte de l'armoire. De fins rayons traversaient les vieux volets verts pour annoncer que la journée était bien avancée. Quelle heure était-il ? Mason émergeait enfin. Il avait des nuits agités depuis quelques temps et à chaque fois, il faisait le même rêve. Il marchait dans un long couloir noir, les cris perçants d'une femme le forçaient à accélérer le rythme de ses pas et il débouchait sur une imposante porte en acier sans poignée, sans verrou, juste un morceau de métal lui barrant la route. Et les cris devenaient plus intenses, plus pénétrants et puis, plus rien. Le néant. Généralement, le jeune homme se réveillait à cet instant. « Quelle heure est-il... » grommela Mason en se tournant vers sa table de chevet. Il entendit un crac et remarqua qu'il avait renversé sa lampe. Il jura avant de s'emparer de sa watch-phone. Le Capitole s'était arrangé pour que tous les pacificateurs soient équipés de la dernière technologie à la mode. Mason l'enfila et appuya sur l'écran pour afficher l'heure. 07.04, il n'était pas en retard, par chance. Il mit une dizaine de minutes avant de se décider à se lever. En ouvrant la porte de sa chambre, Mason n'entendit rien. Ainsi, Lena et son père étaient déjà partis. Venant de lui, ça n'était pas étonnant. Monsieur Pevensie tenait une des rares épiceries du district, mais Lena n'avait pas l'habitude d'être matinale, sauf quand elle travaillait, pour chasser. Voulait-elle éviter son frère ? Ils ne se parlaient presque plus depuis la fin des Jours Sombres et la mort de leur mère. La jeune femme tenait pour responsable son frère qui avait osé se révolter comme le reste de sa famille. Avoir une défenderesse des valeurs immorales du Capitole peiné énormément Mason, mais que pouvait-il faire ? Rien. La situation était pire désormais. D'un pas lent, il descendit vers le salon et tourna à gauche pour prendre une douche. Comme si l'eau pouvait le purifier de ses démons. Mason passa une main dans ses cheveux, le teint livide. Il se regarda dans la petite glace de la salle de bain. Il avait une barbe de quelques jours et prit un rasoir pour faire le propre sur lui. La maison des Pevensie qui était à pilotis sur l'eau et proche de la grande place du district, était luxueuse. C'était un euphémisme, ou pas, justement. Certes, les pièces étaient petites et l'humidité imprégnait les lieux, mais avoir une douche, de l'eau chaude et une cuisine en état de marche était vraiment un luxe ici. L'homme se rinça le visage avant de remonter pour enfiler sa tenue. Il n’éprouvait aucun plaisir à la mettre, bien au contraire. Cet uniforme était un symbole. Celui du Capitole et il disait que Mason le défendait, hors, ce n'était pas le cas. C'était un fardeau, rien de plus. Il ajusta les gants et régla sa Watch-pone avant d'enfiler la ceinture et d'y accrocher un fusil, une sorte de matraque et des menottes. L'arsenal d'un pacificateur en somme. Il prit le casque, posé sur un bureau en désordre et descendit les marches. Quelques minutes après, Mason mâcha le traditionnel pain du district avec du beurre dessus. Il mangeait, parce qu'il le fallait, mais il n'en avait pas l'envie. Biiip, biiip sa Watch-Phone retentit et le garçon avala la fin d'un coup. Il toucha l'écran tactile et fit apparaître un message de son supérieur. Il devait se rendre immédiatement à la caserne. Pas le temps de terminer de manger. Mason était déjà mal vu, il n'en fallait pas plus qu'un retard pour qu'on lui retire son grade de sergent. C'était déjà un miracle que, malgré l'implication des Pevensie dans la révolte, il soit resté pacificateur, alors garder son grade, n'en parlons même pas. Mason ferma la porte derrière lui et traversa un chemin en bois au dessus de l'eau. Il croisa au loin, la vieille Susan et lui fit un signe de main, cette-dernière ne lui répondit pas, feinta de l'avoir vu. Certains habitants jasaient en l'apercevant, mais l'intéressé n'y prêta aucune attention. Beaucoup le considéraient comme un traitre, un fils indigne du sacrifice de sa mère. Mais ce n'était pas ça. Mason ne pouvait simplement pas démissionner. Si il le faisait, il finirait enfermer et sa famille - ou ce qu'il en restait - serait déchirée et détruite par le Capitole. Être pacificateur était une garantie de sécurité et pour le Capitole, une solution pour mater les Pevensie. Une solution à double-tranchant en quelque sorte, mais c'était ça, ou rien. La caserne était déserte. La plupart des collègues pacificateurs n'étaient pas encore là. Tant mieux pensa Mason, il n'aurait pas à supporter leurs plaisanteries incessantes à propos de son père alcoolique, de sa rebelle de mère et de son hypocrite de soeur car ça, il y avait le droit. La majorité, pour ne pas dire l'ensemble, des pacificateurs du quatre étaient de fervents défenseurs du Capitole et avoir un révolté parmi eux était parfait. Mason était leur cible favorite, leur souffre-douleur, leur bouc émissaire. Être gradé ne lui apporter plus aucun avantage. On pourrait le destituer, qu'il serait considéré plus bas qu'un simple soldat, un bleu. Il entra dans le bureau du colonel Ruffer. C'était un homme crasseux et à la bedaine prédominante. Il avait une épaisse moustache et il puait sans cesse le tabac. Il dévisagea Mason Pevensie et jeta sur le bord de son bureau, un dossier. « Votre ordre de mission du jour. Nous avons répartis les sergents sur plusieurs secteurs. Vous serez seul, sur le secteur trois. Nous n'avons pas trouvé de bleus disponibles pour vous. » maugrea Ruffer en terminant sa tasse de café. Mason haussa un sourcil brièvement. Ca voulait tout dire. Le Capitole ne voulait pas qu'il est des soldats sous son commandement et on le punissait ainsi. Il hocha la tête et feuilleta le dossier. Il s'agissait d'une liste relativement longue des familles du Capitole. Son nom était dessus, inscrite au secteur sept. Pour le secteur trois, il y avait des noms connus, dont un qui percuta Mason. Lockhart. « Que faut-il faire avec ces gens ? » demanda enfin le sergent. « Fouiller leur domicile pour s'assurer qu'ils ne peuvent pas embêter le Capitole. C'est un ordre nouveau qui nous vient de là-haut. Ca sera effectif et répétitif tous les mois. Allez-y, Pevensie et ne traîner pas. » Quelques instants après, Mason sortit de la caserne. Il enfila son casque et soupira. Lockhart. Il était évident qu'on lui avait donné ce secteur pour cette famille, pour appuyer encore plus sur son moral. Lockhart. Mason y était lié, forcément. Cette famille et la sienne, avec les défunts Weizs, avaient mené la révolte et Meade Lockhart était jadis, sa fiancée. Pour lui faire payer sa trahison, le Capitole le lui avait arraché, mais il ne l'avait pas tué ! Non. Ils avaient fait pire. Ils avaient alterné la mémoire de sa douce, pour qu'elle soit une pro-Capitole et surtout, qu'elle n'est aucun souvenir de lui. En marchant vers les maisons à pilotis, Mason sentait son estomac se nouer. Il fit prit d'une nausée, même et soupira. Malgré tous ses efforts pour oublier Meade, elle était là, en lui. Il l'aimait, mais quand il l'avait retrouvé, elle avait manqué de le tuer car elle l'accusait de traitrise envers le Capitole. Mason s'arrêta devant une porte en bois. Il plissa les yeux et toqua chez les Lockhart. Alors que les bruits de pas se faisaient entendre, il eut comme un impact en lui. Son rêve, les cris perçants de l'inconnue. C'était Meade.

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MessageSujet: Re: we were infinite ❖ (meade & mason)   Dim 9 Déc - 19:06


(...)

don’t give up, now not when she needs you most.

L’eau glisse sur ta peau alors que tu bats de plusieurs mouvements énergiques l’eau avant de nager dans les tréfonds de ces profondeurs. Des profondeurs qui mettent un voile régulier sur tout ce qui se passer dans ta jolie petite tête si un tant soit peu qu’elle le demeure. Les yeux attentifs, l’attention captée par tes futures prises tu attends avec patience le moment opportun pour manier ton trident. Un maniement relatif à tout ton être tel le prolongement de ton bras. Les bruissements de l’eau sont tes seuls compagnons de travail mais en dépit de tout ils te rassurent tels des points de repères que tu ne saurais oublier pour te rappeler que tes gestes et ta conscience ne te font pas défauts. Tu sens le mouvement des poissons tourner autour de toi, le moment de chasse se rapproche. Les secondes s’écoulent et le coup porté par le trident sonne la fin d’une existence, une existence que tu remercies envers la pensée de mère Nature en laquelle tu crois dur comme fer. Lorsque tu rejoins la surface en direction de la bordure de sable, tu remarques avec surprise que malgré tes heures d’activité aquatique le soleil ne sait pas encore totalement prononcé, signe que le temps ne passe aussi vite que tu peux l’imaginer. Tout te parait interminable comme s’il n’y avait jamais de fin à ce que tu pouvais entreprendre, si ce n’est le sommeil qui te donnait de la matière à penser et retordre. Alors que les granulés de sables s’accrochent à tes pieds mouillés, tu lèves ton visage vers le ciel tout en soupirant avec une lassitude emplit d’exaspération. La volonté semble te quitter ces dernières semaines, et ton retour au district quatre te semble signer la fin de ta sociabilité dont on ne cesse de te faire les louanges. Tu ne comprends plus, tu n’as plus envie de comprendre. Depuis ton retour du Capitole les membres de ta famille ne cessent de t’éviter alors que tu as oublié certains des souvenirs partagés, et la plupart des habitants te toisent d’une œillade peu amène qui traduit parfaitement l’aigreur qu’ils ont à ton égard. Ton esprit est las et fatigué de toute cette énergie que tu dépenses à outrance pour pouvoir te rappeler de tout, même ne serais-ce qu’un infime détail et cela ne mène strictement à rien. Secouant nonchalamment la tête comme pour balayer ses nombreuses pensées de ton conscient, tu rassembles tes affaires dans ta besace en cuir quelque peu usé par les vagues du temps avant de reprendre le chemin de la maison de ton enfance. Le plafond du ciel encore parsemé d’une légère obscurité emmène avec lui une brise de saison légèrement fraiche qui te fait frissonner de la tête au pied. Pied nus, tu avances avec une cadence tranquille telle une funambule sur un fil : solide sur tes pas, méfiante sur la hauteur. Ce n’est que lorsque tu pousses la porte principale de votre maison que tu prends conscience que la maison n’est pas déserte. Le vieux cartable de ta sœur cadette jonche le sol avec une maladresse encore enfantine et négligé, alors que le harpon et le trident de ton paternel restent toujours fidèles à leur place. Tu refermes la porte avec douceur afin de ne pas perturber leurs sommeils respectifs, eux qui jouissent d’un repos apaisant et salvateur. Les mouvements que tu effectues pour ranger ton butin de poissons et ranger tes affaires se font machinalement sans que tu prennes conscience de tes faits et gestes. Des bruits de pas font quelque peu craqués l’escalier en bois légèrement moisi à cause de l’humidité, et la silhouette robuste et musclée de ton père t’apparait comme un visage presque coutumier, alors qui tu lui adresses un faible sourire. « Tu as été pêché très tot encore aujourd’hui ? ». T’interroge-t-il avec une douceur protectrice. Au fond de ton être, tu sais combien il fait de son mieux pour faire renaitre votre complicité d’antan mais une flamme de volonté manque à ton humanité, comme si cette dernière demeurait tout bonnement éteinte et sans vie. Tu hoches doucement la tête en guise de simple réponse alors qu’il dépose une main sur ton épaule. Dès lors ton corps se raidit, et tu te brusques sans appel. Ton père relève sa main posée et soupire d’un air désolé. Tu peux lire dans ses yeux toute la peine et la détresse d’un parent ayant perdu l’une de ses filles. Une culpabilité nouvelle s’additionne à celle que tu portes déjà en ton for intérieur, et tes épaules s’affaissent face à cette négligence avec laquelle tu viens de le blesser. Cela a le don de te rappeler la brutalité et la violence avec laquelle les gardes du Capitole t’ont traités, et rien que d’y penser tu trembles encore malgré l’apparence forte que tu détiens prétendre. « Un être fort deviendra faible ma jeune amie, tu ne peux guère nous résister. ». Cette assertion brûle encore ta chaire et meurtrie davantage ta mémoire déjà si défaillante. Tu avales difficilement ta salive toujours terré dans ce mutisme dans lequel tu t’es réfugiée, néanmoins la tristesse visible dans le regard de ton paternel te touche avec une profondeur sans pareille. « Je suis désolée. ». Ton intonation de voix est un murmure rapide et peu audible, mais le sourire ténu de celui qui t’a tout enseigné de l’art de la pêche semble traduire son apaisement. Il te considère avec une certaine jovialité qui semble avoir chassé ses préoccupations et reprend de son ton communicatif. « Je dois retrouver Gidéon au marché donc en m’attend pas pour le reste de la journée, et ta sœur doit passer la soirée chez la fille du maire du district. Je veux qu’elle passe le plus de temps possible en dehors de la vue des pacificateurs, Les Pevensie sont étroitement surveillés autant que nous pour ne pas le dire. Alors j’aimerai que tu en profites pour te reposer un peu, tu es épuisée Meade … ». Les inquiétudes de ton paternel demeuraient toutes fondées quand bien même tu ne comprenais pas son attention. Le Capitole imposait des règles pour le bien-être du peuple de Panem alors il ne devrait pas s’en faire autant ? Pourtant une part de ton être continuait à croire qu’il y avait bien une cause à effet pour que certaines personnes aient aussi peur ? L’idée de ne pas aller travailler aujourd’hui t’effraie par bien des manières mais il a raison, tu as besoin de te reposer même si cela consiste seulement à ne rien faire. Quelques minutes plus tard, tu peux entendre la porte en bois claquée pour la deuxième fois de la matinée, signe que ta petite sœur est partie pour l’école. Assise dans la vieille bassine en étain légèrement rouillée, les genoux collés contre ton corps, tu laisses l’eau tiède – presque froide – couler sur ta tête et le reste de ton corps. Les paupières closes, tu tentes de te détendre afin de recouvrer une certaine quiétude intérieure, mais miner d’avance tu décides sans détour de terminer de le savonner et de te rincer. D’autres mouvements devenus mécaniques et qui semble te rassurer malgré tout. Comme à l’accoutumée, tu enfiles un vieux pantalon en toile bleu foncé et un pull fin blanc alors qu’une petite tresse orne ta chevelure d’un blond vénitien. Le calme de la maison te remémore avec une certaine austérité le silence qui régnait dans la cellule dans laquelle on t’avait emprisonné durant des journées durant, et tu fermes les yeux brusquement pour laisser ses bribes de souvenirs loin derrière toi. (…) Le bruit des chaines raclant le sol font naitre tes craintes. Des frissons parcourent ton échine dorsale et ton palpitant s’affole. Des menottes en fer retiennent tes poignets, ces derniers sont meurtris. Des mèches de cheveux viennent chevaucher ton visage, et la sueur s’écoule le long de a gorge. Tu hurles car tu ne diras rien ce qu’ils désirent tous entendre … Sans ménagement de la part de ton cauchemar tu es tirée de ton sommeil, le souffle court et erratique. Tu te laisses retomber l’espace d’un instant sur le canapé dont le tissu est quelque peu fatigué par les années, afin de reprendre la maitrise de ton cœur. Quelques minutes plus tard, c’est devant un fragment de miroir cassé que tu constates l’état de fatigue qui transparait sur ton visage. Tes cernes sont quelques bleutés, et ta peau d’ordinaire halée par les rayons du soleil demeure bien trop pâle. Tu souffles doucement alors des coups en provenance de la porte retentissent. Un froncement de sourcil se dessine sur tes traits, et tu te diriges avec prudence en direction de l’entrée. Une fois la porte ouverte, tu dois faire face à l’homme contre qui tu t’étais ruée avec une violence farouche, presque vengeresse. Ton cœur bat un peu plus vite à sa vision, comme pour te protéger tu croises les bras sur ta poitrine. Le silence dont tu fais preuve d’ordinaire comme en sa présence semble le rendre songeur et mal à l’aise. Que veut-il de toi ? Que vient-il faire ici alors qu’aucune annonce ne venait de l’hôtel de ville ? Tu le toises avec un mutisme hostile, avant de rompre le silence de manière abrupte et méfiance à la fois. « Qu’est-ce que vous voulez ? Mon père n’est pas ici … ». Tu baisses tes prunelles vers le sol, en tentant de puiser dans tes souvenirs d’autrefois mais comme d’habitude c’est le flou total.


Dernière édition par Meade Lockhart le Mar 11 Déc - 11:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: we were infinite ❖ (meade & mason)   Lun 10 Déc - 12:12


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come away little lamb, come away to the slaughter

Les pas s'approchaient de la porte et le soldat retenait son souffle. Il n'aurait pas supporté de croiser le regard des parents de Meade. Il s'en voulait terriblement. C'était sa faute si le Capitole avait pu l'emmener ce-jour là. Il aurait du la protéger, il avait préféré brandir son fusil à la Noix en assistant treize. A son retour, Meade n'était plus là, le Capitole lui avait enlevé. Les remords lui rongeaient les entrailles et venir ici, sur ordre du gouvernement pour exécuter ses ordre, c'était comme si on prenait un malin plaisir à lui enfoncer un couteau dans une plaie, si tôt celle-ci refermée. La douleur était vive et l'envie de partir, violente. La poignée s'abaissa et le palpitant de Mason s'emballa. Sa tension avait du s'accroître d'un coup et le temps semblait suspendu quand la porte s'ouvrit doucement sur un visage que Mason aimait et détester à la fois, tant il lui rappelait son erreur. Il n'avait pas été là pour la protéger, il avait échoué. Meade était toujours aussi belle, la plus belle - mais Mason devait le penser car après tout, il l'aimait d'une réelle intensité - des boucles blondes tombaient en cascade le long de ses épaules et ses yeux étaient d'un vert luisant saisissant. Néanmoins, l'homme pouvait y percevoir un trouble. Ce n'était pas le regard assuré de sa fiancée, mais celle d'une petite chose perdue et un vide semblait se lire. Un vide que personne ne pouvait combler, pas même lui. Cette impuissance le rendait faible et son moral était au plus bas. Il sentit un pincement au coeur en admirant celle qu'on lui avait enlevé. On lui avait rendu une coquille vide, un souvenir et des regrets. Au loin, des curieux se cachaient derrière leurs fenêtres pour regarder la scène. Évidemment, tout le monde connaissait l'histoire de Mason et Meade. Des fiancés que le Capitole avait brisé, comme pour servir d'exemple. « Je vois. Je n'ai pas besoin de ton... Votre père. » dit-il brusquement. Il ignorait si il fallait tutoyer celle avec qui il avait partagé plus d'une fois, un lit, ou la vouvoyer. « Sur ordre du Capitole, je dois fouiller votre demeure. » Mason essayait de parler sur un ton formel, mais sa voix vacillait. Il tendit l'ordre de mission devant Meade et monta les quelques marches séparant le palier de l'entrée de la petite maison. Face à la jeune femme, le pacificateur jugea bon d'ôter son casque qu'il posa sur une commode avant d'observer les lieux. Bien sûr, qu'il devait rester quelques vestiges de la révolution chez les Lockhart, mais à quoi bon les arrêter ? Le Capitole savait qu'il n'en ferait rien, mais c'était une punition supplémentaire justement. « Je n'en ai pas pour longtemps. » dit-il calmement en posant son regard sur celui de Meade. Elle semblait perdue et le jeune homme se forçait à ne pas l'enlacer tendrement, pour la réconforter comme on fait avec un enfant après un cauchemar la nuit. Il n'avait pas le droit et elle ne se souvenait même pas de lui. Mason préféra se concentrer sur cette mission pour partir d'ici vite. C'était lâche, mais fuir était la seule façon d'atténuer cette douleur invisible, mais bien présente. L'homme fit quelques pas dans le couloir avant de dévier sur le petit salon cossu. Il analysa la pièce, mais il avait du mal à rester concentrer, en sachant que Meade était là, à l'observer. « Bien, rien à remarquer. » Évidemment, c'était faux. Mason ne fouillait pas. Si ça avait été une autre patrouille ou même, si il avait été avec des soldats, il aurait du mettre la pièce sans dessus dessous. Retourner tous les coussins, vider les tiroirs, mais il n'y tenait pas. C'était peut-être un avantage d'être seul pour cette mission, pensa l'homme en visitant la cuisine rapidement. Au fond de la pièce, il aperçu un filet et un arsenal pour la pêche. D'ordinaire et aux vus du précèdent de la famille, Mason aurait du prendre le tout et l'interdire, le marquer dans son rapport, mais il connaissait les difficultés de la famille et ce nécessaire à pêche était un trésor. Il faisait comme si il n'avait rien vu. Après quelques minutes, d'une inspection rapide, il arriva dans la chambre de Meade. En poussant la porte, Mason sentit une vague de souvenirs lui remonter en tête. Leur histoire était vieille et ils se connaissaient depuis l'enfance. Ici, ils avaient bravé l'interdit pour se voir sous la couette, échanger quelques baisers cachés et plus. Ils avaient veillé toute une nuit, en se faisant une cabane avec les draps plus jeunes, se lisant des histoires qui font peur, se promettant de partir ensemble ailleurs, dans un pays où ils seraient libres. C'était une belle époque, bordée par des rêves enfantins, mais la réalité de l'âge adulte les avait ramené sur terre. Ils n'ont pas pu partir, mais ils ont quand même succombé l'un à l'autre et là, ils devraient être mariés, dans une maison à eux, entrain d'essayer de fonder une famille, une histoire commune, mais non. On m'a arraché mon bonheur, notre bonheur pensa Mason en pénétrant doucement dans la pièce. Il put voir sur une étagère, une petite cocotte en papier. Pour la plupart, la majorité même, des individus, c'était une simple cocotte en papier jaunie par le temps, mais pour le jeune homme, ça représentait bien plus. Mason avait fait cette cocotte pour Meade, quand il avait dix-sept ans et il avait écrit un poème raté et laid dedans, un poème qui avait bien fait rire la blonde, mais en bas, il y avait sa demande pour sortir avec lui. C'était à ce moment là qu'ils avaient commencé à se fréquenter sans être des amis. Le jeune homme s'approcha de l'étagère et fixa le bout de papier en souriant un peu. Il tourna la tête vers Meade. Elle ne devait avoir aucun souvenir. « Belle cocotte... » dit-il simplement sans oser la toucher. Il passa une main dans ses cheveux. La chambre semblait normale et même si elle cachait quelque chose, cela importait peu à Mason. Il retourna dans le couloir et prit le dossier de mission qu'il avait posé près de son casque. Il tendit un stylo à Meade et lui indiqua un endroit pour signer, afin de certifier qu'il n'était pas seul pendant la fouille. « Ici, s'il vous plaît. » et ça allait se finir comme ça ? Il attendit en soupirant un peu. Devait-il parler de leur passé commun ? Essayer de ranimer la flamme des souvenirs en elle ? Non. Il était persuadé que ce n'était pas bon. La cocotte aurait du lui éveiller quelque chose et visiblement rien. Ca allait se terminer comme ça. Non, c'était déjà terminé en fait. Je l'ai perdu.

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MessageSujet: Re: we were infinite ❖ (meade & mason)   Mar 11 Déc - 13:27


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don’t give up, now not when she needs you most.

La porte était ouverte devant sa silhouette grande et musclée comme l’aurait dessiné un artiste du Capitole. Il possédait cette nuance dans le regard – au travers de son casque - qui trahissait nettement sa manière de se mouvoir tant mentalement que physiquement parlant. Il te regardait avec une expression on ne peut plus profonde qui semblait trahir une certaine émotion le submergeant de toute part, il suffisait de bien regarder dans ses prunelles d’un brun d’ambre pour le savoir ou ne serais-ce que le comprendre. Lors de ton séjour au Capitole tu t’étais souvenue des œillades intenses et dédaigneuses que les habitants te jetaient comme si tu avais été une énergumène, un phénomène de foire. Tu te souviens aussi de la cruauté avec laquelle tu avais été enchainé aux barreaux de ta cellule, et des gémissements de colère et d’impuissance que tu pouvais ressentir à ce moment-là. Tu continuais à croire en l’espoir unique, mais tout espoir possible avait été tué. Ta chaire meurtrie te faisais souffrir, mais c’est surtout ton cœur qui souffrait le plus la douleur de la perte et de la prise de conscience que personne ne pourrait rien pour toi. Au risque de te perdre toi-même tu avais décidée de les protéger en te murant dans le silence, à l’image de cette femme qui avait été fusillée pour vous protéger toi et ta petite sœur. Ces souvenirs-là, tu ne les avais pas oubliés. Non, ils étaient tous restés intacts et les détails aussi précis que minutieux dépeignait l’horreur d’un passé dont la morale lui apparait comme un fait logique. Voilà ce que le gouvernement appelait une punition hautement choisie, et c’est certainement ce que tu ton autre « toi » intérieur n’aurait guère accepté. La tête baissée sur le vieux plancher en bois, c’est la dureté mal assurée de ton jeune visiteur qui vient te tirer de tes pensées. Il employait une voix particulièrement formelle mais une fois de plus tu dénotes combien cela lui demande de se faire violence. Il t’informe alors que selon un ordre venant du Capitole lui-même, il se doit de fouiller ta maison pour voir si rien de suspect ou encore appartenant aux anciens mouvements de révolte ne règnent dans cette vieille petite bicoque. Bien trop modeste et étroite, cette maisonnée n’abritait rien de valeurs hormis peut-être des souvenirs de votre mère, ou encore des objets durement acquis après plusieurs heures de négociations au marché du district. Tu sais que tu ne pourrais pas l’empêcher de faire son travail, après tout comme tous les pacificateurs qui se respectent ils sont dignes d’être des valets d’un gouvernement semblable à un maitre chanteur. Tenant l’ordre de mission entre tes mains, tu tentes de calmer les battements irréguliers de ton cœur synonymes de ton anxiété et de ta colère. Ton visiteur enlève son casque avant de le poser sur la commande, et tu l’observes avec une hostilité sans nom alors que tu reconnais désormais clairement les traits d’expressions de son visage. Il t’est difficile d’oublier ce dernier, car c’est le premier que tu as vu lorsque tu es revenu au sein du district. Son nom raisonne encore en écho haineux dans ta mémoire, tu ne cessais de le dire lors de son voyage de retour. Tu te revois encore recroquevillé sur toi-même, les genoux collés contre ta poitrine, tes cheveux retombant devant tes yeux à moitié brouillés par des larmes colériques. Tu avais manqué de le tuer, en te jetant sur lui avec une colère folle que l’on aurait cru un être enragé. Ta petite sœur t’avait alors considéré avec une œillade méconnaissable, ton paternel tentant de te maintenir par la taille pour contenir ta rage. Les habitants étaient aux premières loges, des visages d’horreurs figés sur leurs traits respectifs, tandis que celui contre qui tu nourrissais une rancœur et une haine sans motif te sondait avec une impuissance semblant le détruire et le désarmer. Cette vengeance te venait d’un point de force comme dicter par ton esprit le plus résistant, mais à mesure du temps qui s’écoulait elle s’atténuait t’emporter vers des eaux et des mouvements beaucoup plus troubles où seul le flou d’un brouillard s’est se joué de l’être humain. Reportant ton attention vers le garde vêtu de son uniforme blanc, tu remarques qu’il a déjà pris ses marques vers les différentes pièces de votre demeure de fortune. Tu le toises avec un silence relativement pesant mais tu ne peux t’empêcher malgré toi, tu as du mal à faire confiance. Et en particulier à lui faire confiance. Tu fronces tes paupières lorsqu’il se déplace alors qu’il te certifie qu’il n’y a rien d’anormal, pourtant tu sais qu’il aurait dû prendre ton équipement de pêche. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Pourquoi n’est-il pas comme tous les autres, en exécutant les ordres sans remords ni sentiments ? Tu doutes. Il ne s’attarde que très peu dans les pièces, car la seule pièce qui semble attirer son attention reste ta chambre à coucher. La porte de cette dernière grinça avec un bruit capricieux, ta nervosité intérieure en prend un coup supplémentaire alors qu’il pénètre dans ta chambre à pas feutrés presque prudent. Tu restes immobile l’espace de quelques minutes en l’observant avec précision. Tu as l’impression certaine, qu’une éternité semble se passer entre le moment où il a ouvert la porte de ta chambre et le moment où il est entré à l’intérieur. Tenant toujours l’ordre de mission dans ta main, tu t’avances pieds nus vers lui en émettant une certaine distance entre vous. Son attention est attirée par ta vieille cocotte en papier qui jonché en haut de ton étagère en bois est quelque peu jaunie par le temps. Mason semble s’y intéresser d’une façon tout à fait mystérieuse et explicite. Connaît-il son histoire ? Le brun esquisse un doux sourire qui éclaircit les traits de son visage. Tu le regardes avant que de douter une seconde fois. Un instant plus tard, il se retrouve devant un stylo à la main et un dossier qu’il te somme de signer avec une politesse presque forcée. Jusque-là tu t’es contenté de conserver tes lèvres scellées pour ne pas laisser un flot de parole échapper à ta bouche. Tu poses tes prunelles d’un vert quelque peu brillant sur la main de ton interlocuteur avant de la reporter concrètement dans le blanc de ses yeux. Tu le toises avec impassibilité et tu t’y accroches pour trouver une réponse que tu n’auras pas à lui demander, mais tu n’as pas le choix. « Tu … tu es un pacificateur, c’est ton devoir de prendre ce qui est susceptible d’être de valeurs ! Pourquoi tu ne le fais pas ? Pourquoi tu n’es pas comme les autres ?! ». Lâches-tu avec amertume et colère. Tu atteins ton quota de maitrise, et tu laisses ta pensée prendre le dessus bien que tu sois capable de mettre de l’ordre dans tes idées. « Tu connais l’histoire de cette cocotte en papier n’est-ce pas ? Tu as souris lorsque tu l’as vu, dis-moi ce que tu sais ! ». Dis-moi que tu sais quelques choses, avais-tu envie de lui dire. Voilà des semaines que des flashs viennent troubler ton sommeil pour ne pas dire ta raison. Tu doutes toi-même de ta propre mémoire, et les informations de Gidéon sont peut-être véridique tu ne cesses d’être perdue dans ton propre monde. Ton regard toujours le sien, tu soupires en passant une main dans ta chevelure. Ta mémoire t’aurait elle aussi trahit comme te le répète sans cesse les membres de ta famille ?
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