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 + you burn with us

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district 2 ❖ masonry
➸ MESSAGES : 102
➸ LOCALISATION : certainement près de la Noix.
➸ EMPLOI : sans emploi, entraînée en vu des jeux.
➸ ICI DEPUIS : 02/12/2012

MessageSujet: + you burn with us   Lun 3 Déc - 15:14



arya hawkins
come away little lamb, come away to the slaughter
18 ans - DISTRICT 2 - PRO-CAPITOL

Que penses-tu de l'annonce des Hunger Games et de l'arrivée de la première édition ➸ Les Jeux. Je suis consciente qu'il fallait punir les révoltés. Même si mon frère a essayé d'en être, je n'apprécie pas les jeux, ou du moins, le fait de punir l'ensemble des districts. Concrètement, cette chère Présidente nous a donné une poignée d'informations sur les Jeux et j'avoue être curieuse de voir comment la cruauté de Héméra va s'appliquer. Mon père, Haytham, aimerait que je sois entraînée si jamais je suis désignée pour y participer et évidemment, vaincre afin de prouver à tous que notre famille est digne du Capitole, notamment à cause de la tentative de sabotage de Hope qui a déshonoré notre nom. Pour ma part, je suis mitigée. Certes, je suis entraînée depuis jeune pour entrer au sein de la Noix, mais je ne suis certainement pas la seule et l'optique de devoir tuer ou être tué ne m'excite pas. Mais si il le faut, si c'est ce que papa veut, alors je ferai de mon mieux et je les tuerai, tous.
Avez-vous participé, de près ou de loin aux Jours Sombres et à des mouvements de révoltes ou au contraire, à la défense du Capitole ➸ Oui. J'ai assisté mon père au centre logistique de la Noix. Je n'ai jamais été sur le terrain cependant. Mon père refusait de me voir sur le front, mais je pense avoir eu un impact dans cette guerre civile qui a saccagé nos districts, nos familles pour une notion de liberté absurde. J'ai participé à des actions lointaines en fait. Oh, je ne commandais pas à proprement parler. C'est mon père et les autres membres du conseil de la Noix, ainsi que le Capitole qui s'en sont chargés, mais j'ai conseillé mon père quand ce-dernier me demandait son avis. C'est sur mon idée que les rebelles ont subi le champ de mines à l'entrée du district 2. Certes, je n'étais pas fière de faire exploser des corps qui devaient avoir des familles, mais c'était ça ou l'anarchie. Il faut bien faire un choix et des choix symbolisent parfois des pertes.
Vivez-vous dans la pauvreté ou, au contraire, noyée dans la richesse ➸ Je n'ai jamais manqué de rien, mais je ne me sens pas privilégier pour autant. Mon père n'a jamais été un tendre, mais il m'aime, il aime ma famille. J'ai eu la nourriture de façon abondante. J'ai goûté au foie gras et sa douceur, j'ai savouré du gibier bien cuit avec une sauce de grande saveur. Oui, j'ai toujours eu ce que je voulais, mais n'allez pas croire que ça fait de moi quelqu'un d'égoïste ou de détestable. Je suis consciente de ma chance, mais j'en profite. Je ne vais pas me lamenter sur ceux qui n'ont même pas un morceau de pain à manger non ? Sinon, si on réfléchit comme ça, on ne vit pas. Je ne dis pas que ça ne me fait pas mal au coeur. J'en ai un pincement, mais j'ai de la chance, alors je la saisis. Je trouve ça... Hm, naturel.
Quelle profession exercez-vous ? Est-ce que vous arrivez à vous accommoder de celle-ci ou non ➸ Avant l'annonce des Jeux de la Faim, j'étais promis à devenir Pacificateur et pourquoi pas, commissaire en montant les échelons. C'était le désir de mon père et il voulait me pistonner pour que je passe directement sergent. J'en étais contente et j'avoue, j'ai toujours été physique. J'entends par là que le maniement d'une lame et l'endurance, ça me connait. Cependant, depuis l'annonce des Jeux, mon père a changé les projets me concernant. Il estime que l'honneur de notre nom doit être restauré et que le District 2 doit remporter les tous premiers Jeux. Il est évident que mon père place tous ses espoirs en moi et depuis, ma formation de Pacificateur a été mise au placard. Je poursuis un entraînement intensif dans le but d'être prête pour partir aux Jeux. Je ne m'en plains pas, mais j'ignore si c'est vraiment ce que je veux.
Comment percevez-vous le Capitole et la Présidente Héméra ➸ Le Capitole est nécessaire pour maintenir une paix au sein de Panem. Certains comme mon idiot de petit frère pensent que le Capitole est le symbole d'une dictature avec à sa tête, Snow et je ne leur donne pas tord. Cependant, si le Capitole croule sous les richesses et l'abondance, l'exubérance, sans lui, ça serait l'anarchie et la fin d'une société organisée. Je pense donc que tout ceci est normal, car c'est ainsi, depuis longtemps. Passons à la Présidente. Elle a l'art et la manière d'être une belle censured et d'avoir une rancune profonde. Je ne l'aime pas. A la tête de ce pays, les inégalités se sont ce sont creusées depuis que c'est Snow. Mon père n'ont plus ne l'apprécie pas, mais comme il dit, on doit s'en accommoder, pas le choix.
Comment se passe votre vie quotidienne dans votre district ➸ Fort bien. Je l'ai dis, je n'ai pas à me plaindre. J'ai toujours eu tout ce que je voulais et dans mon district, ma famille est très bien considérée. Mon père travail au sein de la Noix et ma mère est un médecin qui a toujours soigné les habitants de notre district. Oui, nous avons toujours été appréciée, mais aussi admirée quelque part. Sauf depuis que mon frère a dépassé les limites. J'entends par là le sabotage des rails. Depuis, ma famille est mal vue, comme des traites et la situation devient plus difficile. Nous avons retrouvé des inscriptions injurieuses sur les murs de notre maison, sur notre porte. La vie n'est définitivement plus la même et je ne supporte pas les regards significatifs quand on me croise.
Pour terminer, avez-vous un secret sur vous à nous révéler ? Disposez-vous d'une aptitude secrète qui vous aide dans votre quotidien ? ➸ Bien entendu. J'ai toujours été douée et ma condition de "carrière" fait de moi, quelqu'un qui a l'endurance pour. Mes atouts sont les suivants. J’excelle dans le maniement des sabres. Ils sont plus légers que les épées, plus maniables et j'arrive à agir vite avec eux. Ensuite, je suis particulièrement agile. C'est un atout, car j'arrive à me glisser dans des endroits très étroits ou difficiles à atteindre, comme une souris. Enfin, dernier bon point pour moi, avec ma capacité à être agile, je sais grimper à pratiquement n'importe quelle paroi. Rien ne me résiste, que ça soit de la roche, un mur, des arbres (même si j'ai plus de difficulté pour eux) je suis aussi agile qu'un félin. Mon père s'arrange pour que je sois très forte dans cette discipline.
sincère rusée rancunière pragmatique douce curieuse têtue ambitieuse observatrice pessimiste endurante caractérielle moqueuse taquine trop adulte, trop mature mauvaise perdante amatrice d'armes apprécie de courir les pieds nus dans l'herbe peu expressive vulgaire quand elle est énervée ronge ses ongles sous le stresse a déjà teint ses cheveux en roux, blond et brun et préfère blond elle aime la sauce piquante elle est allergique à la piqure d'abeilles elle aime la viande, c'est une carnivore elle aimerait savoir mieux nager elle aime les échecs elle déteste le soleil elle aime la neige elle a été de rares fois au Capitole brillante agaçante elle se craque les doigts pour embêter certaines personnes elle lit beaucoup elle préfère les lettres à la watch-phone elle raffole du chocolat et du lait, elle déteste le café elle aime écrire elle souffre de périodes migraineuses elle déteste le thé elle hurle facilement elle possède un petit chien du nom de Brutus.

all stories are not good to be told.
12 ANS - Le petit garçon plissait les yeux. Il soupirait et regarder le grand arbre dans la cour de récréation. Les autres enfants lui répétaient qu'il était incapable de grimper, mais il avait envie de leur prouver l'inverse. Il retroussa ses manches et prit son courage à deux mains pour attraper une branche. Dans la petite foule qui s'était rassemblée, une silhouette apparue en se frayant un chemin vers le garçon. L'individu était petite, d'une tête que celui qui voulait grimper. Elle avait deux couettes blondes et des yeux mélancoliques. Elle posa sa main sur le bras du garçon en hochant négativement la tête. « Ne fais pas ça. Tu vas te blesser. » lança la petite fille, préoccupée. « Non. Je suis aussi fort que toi ! Tu crois que c'est parce que je suis pauvre ? Pousse-toi ! » répondit l'enfant en commençant à grimper. La fille fronça les sourcils et s'éloigna de la foule. Quel crétin il était ! Elle s'en faisait pour lui et il la repoussait ? Elle mit ses mains dans ses poches et ravala sa colère. Elle ne voulait même pas le regarder. Il était bête, il tombait dans le piège des autres, il devrait éviter d'y répondre, plutôt non ? Crack. On entendit la branche céder sous le poids de l'enfant. Il n'était pas gros, au contraire, mais il en fallait pas beaucoup. Celui-ci tomba au sol, sous les rires de l'assistance. La fillette arriva en courant et regarda celui qu'elle avait prévenu quelques instants plutôt. Il se pencha sur son poignet. « Une entorse, ce n'est rien. Tu vois, je te l'avais dis. » répliqua-t-elle avant de se lever. « Vous allez cesser de rire ? Vous n'avez rien de mieux à faire, bande de crétins ! » cracha-t-elle, agacée. « Comment t'appelles-tu ? » demanda l'enfant en se tenant le poignet, l'air penaud. « Arya. Arya Hawkins. Viens, allons voir la maîtresse. » « Moi, c'est Castiel. Castiel Rowle. Ma mère a raison... » dit-il en marquant une pause. Dans un effort, il se hissa sur ses jambes. La douleur dans son bras. « Il faut toujours écouter une femme. » Arya haussa un sourcil et le jeune homme arriva à lui

(...)

17 ANS - Castiel chercha les oeufs dans le poulailler. Il avait trois poules et c'était une bonne chose. Il dénicha deux oeufs et un cassé. Il soupira et retourna vers chez lui avant de voir une silhouette familière. Chaussée de braies en cuire et d'un gilet long, gris, Arya s'approcha, le sourire sur les lèvres. Ils venaient de deux mondes différents, mais ils étaient d'excellents amis. Elle le voyait comme un frère, un confident, celui à qui elle pouvait tout dire et lui, il avait une amie sincère, malgré le niveau de vie qui les séparait, comme un gouffre. « Tu ne devrais pas t'entraîner avec ton père ? » lança le jeune homme avec un léger sourire aux lèvres « Ce-matin. J'ai quartier libre là et je venais voir comment tu allais. » Castiel esquissa un sourire avant de s'approcher vers la porte d'entrée. Il l'ouvrit et l'invita à le suivre. Arya ôta ses chaussures. La maison était une ruine encore fonctionnelle et c'était un vrai changement avec son mode de vie. Arya se sentait vraiment favoriser et elle en avait un noeud à l'estomac. Elle pinça ses lèvres et suivit son ami dans ce qui semblait être la cuisine. La pièce était étroite, mais propre. Astoria, la mère de Castiel, était une véritable maniaque et elle voulait que ce taudis soit une perle. Le jeune homme posa les deux oeufs dans un petit panier, avec les autres avant de se laver les mains. L'eau noircissait sous la terre. Les ongles reprenaient un aspect blanc. Arya observa son ami. Il avait toujours vu son amie comme quelqu'un de franc, parmi la majorité des favorisés. Pour elle, c'était normal et le Capitole était nécessaire, pas pour lui. Tous les opposés et pourtant, ils étaient là. Depuis leur douze ans, ils traînaient toujours ensemble. Arya aimait passer son temps avec ce garçon, le rejeté du district, pas parce qu'il était comme ça, mais parce qu'il bravait les interdits. Il lui permettait d'être véritable elle, chose qu'elle ne pouvait pas être en présence des autres et surtout pas, avec sa famille, son père. Castiel était le moyen de voir le vrai visage de Arya, plus complexe qu'une simple pro-capitol suivant l'idéologie de sa famille. « Tu serais partant pour une petite virée hors du district ? Enfin, dans les montagnes ? » demanda la jeune femme, impatiente. « Oui. Mais pas plus de deux heures, je dois rentrer avant ma soeur, je dois faire à manger. » répondit-il en prenant son habituel petit couteau. C'était une lame fine, qu'il prenait soin d'affûter avec un manche en bois vernis noir. Son objet fétiche, disait-il. « Bien. Allons-y alors, par contre, pour la survie de ta soeur, évite de confondre à nouveau le sel et le sucre. » Et la porte de la maison se referma, dans un éclat de rire collectif.

(...)

17 ANS - Castiel lança une pierre loin dans le paysage. Il laissa échapper un bref sourire, les mains dans les poches. Arya s'approcha en regardant le soleil entrain de disparaître derrière la montagne voisine. Ils aimaient se retrouver là, juste loin de tout, pour parler, rire et sans être espionné. Ils n'avaient pas besoin de plus pour être heureux. Castiel pouvait être loin de ceux qui le détestaient pour son nom et sa naissance, Arya n'avait pas le poids de son père sur elle. Mais ils étaient déjà tard et il fallait rentrer. Le jeune homme avait déjà dépassé son temps de sortie. Rose devait l'attendre chez eux et elle avait faim. « Allons-y. » dit-elle avec un léger sourire. Ensemble, ils prirent un petit sentier en pente raide pour couper la montagne et atteindre le district rapidement. Grâce à son nom, Hawkins, Arya, pouvait venir ici facilement et faire passer son ami avec elle. Ces escapades, une fois toutes les deux semaines si possible, étaient un bien fait pour eux. Quelque chose qui leur permet de se libérer de leurs vies, respectivement contraignantes, à un degré différent. C'était un exutoire, un échappatoire et ils ne pouvaient pas s'en passer. Moins d'une heure après, les deux comparses étaient revenus devant la maison de Castiel. Un mot était épinglé sur la porte. « Ma soeur est avec mon frère, Ty' et j'ai la maison pour moi. » lança-t-il avec un léger sourire. Arya hocha la tête, prête à répondre avant que des voix ne se lèvent plus loin. Un groupe d'anciens écoliers de l'école fréquentée par Rowle était à quelques mètres. « Hawkins, tu traînes avec un bâtard maintenant ? Tu n'as pas honte !? » A ces mots, Castiel serra le mot dans sa main. Il fronça les sourcils et descendit les quelques marches devant sa maison pour foncer sur eux. Arya l'arrêta, faisant barrage. « Laisse. Ce sont des idiots. » Castiel soupira et les laissa s'éloigner. Il repoussa son ami. La colère montait en lui, il avait envie d'exploser. « Ne les écoute pas. » « Ils ont raison ! Pourquoi tu restes avec moi ? Pourquoi ? Je ne suis qu'un bâtard ! Une honte à ce district, au Capitole que tu aimes tant ! Alors pourquoi ? » il bouillait au fond de lui, il sentait ses mains trembler. Arya posa son regard sur lui et ne savait pas quoi répondre. Elle plissa les yeux. Comment lui dire que sans lui, sa vie n'avait pas de sens ? Quelle était morne, sans saveur ? « A plus tard, Arya. » lâcha-t-il en détournant le chemin. « Non ! » La jeune femme l'attrapa et approcha son visage du sien. C'était comme si elle ne se contrôlait pas, non voulu. Elle croisa son regard et déposa ses lèvres sur les siennes pour un bref baiser. Comme une caresse bien trop furtive. Castiel la dévisagea avant d'y revenir. De s’emparer de ses lèvres avec insistance et un désir bien profond. C'était le premier vrai baiser qu'ils échangeaient et c'était le premier vrai baiser qui leur donnait l'envie d'en partager d'autres. « Viens... » dit le jeune homme en lui prenant la main. Il ferma la porte de chez lui. Ils étaient dans leur monde, oubliant le reste. Arya prolongea le baiser, lui dévorant les lèvres. Elle appuya son visage contre le sien, glissant timidement sa langue pour jouer avec celle de son ami - futur amant ?. Castiel enlaça la jeune femme d'une étreinte vive. Il sentit la chaleur l'envahir, un frisson parcourir avant de glisser ses mains sous le gilet de Arya, de les balader le long de son corps. L'un comme l'autre, ils laissaient parler leur pulsion, plus que la raison.


(...)

18 ANS - Des flocons s'éparpillaient sur le bonnet de Arya. Elle restait silencieuse, muette. Le mutisme se prolongea de longues minutes. Elle observait les pacificateurs traverser pour se diriger vers la Noix, afin de la protéger de l'assaut des révoltes. En moins de quelques semaines, le paysage de Panem avait changé. La révolte avait éclaté. D'abord, dans les districts les plus pauvres, puis ici aussi. Peu étaient ceux qui voulaient faire naître la rébellion au sein du deux, mais ils étaient là tout de même. La jeune femme commença à marcher rapidement dans la neige. Elle recouvrait d'un blanc manteau le sol. Il arriva devant une maison délabrée qu'elle connaissait bien. Là, Castiel sortait, arnaché d'une veste en peau de mouton et de son traditionnel couteau. « Castiel ? Où vas-tu ? » elle craignait la réponse, à vrai dire. « Je vais essayer de rejoindre le treize pour participer à la révolte. Il est temps que le Capitole tombe. » expliqua le garçon en enfilant une écharpe trouée, sans cacher ses intentions. « Ne fais pas ça, je t'en pris. Pense à ta soeur... Ton frère, ta mère, ta famille ! Pense à moi... » Arya déposa sa main sur le torse de son ami - et amant, mais ce-dernier la retira, le regard désolé; « Non. Tysson me rejoint aussi. Nous allons vaincre. Arya, c'est le moment de se battre ! » dit-il en s'éloignant déjà de la maison. « Et puis ma mère et Rose sont en sécurité. » « Ca n'aboutira pas ! Tu parles comme mon frère ! » Castiel se retourna et la fixa. Il fronça légèrement les sourcils. « Si on n'essaie pas, on ne saura jamais. » Ce n'était pas faux, mais elle avait peur pour lui. « Reste avec moi ! » c'était égoïste, vraiment et elle en avait confiance, mais elle ne voulait pas le voir partir. « Arya... Nos routes se croisent, mais jamais ne prennent le même chemin ensemble. » dit-il en disparaissant au loin. Alors c'était ça ? Il balaya leur histoire, leur relation et les moments passés ensemble sous les draps comme ça ? Pour une révolte ? Arya donna un violent coup de pied dans la neige avant de hurler, de l'insulter, mais il était déjà loin. Elle se laissa tomber et étouffa un sanglot. Jamais plus, elle n'allait le revoir et elle n'avait même pas réussi à lui avouer la véritable nature de ses sentiments.

(...)

LITTLE BROTHER - L'air était froide, mais Hope refusait de fermer la porte. Il restait là, plongé dans la pénombre de la pièce. La nuit s'était couchée depuis longtemps sur son district et le vent d'hiver pénétrait son corps. C'était certain, demain, le jeune homme serait certainement malade, mais tant pis. Le froid parcourait chaque parcelle de sa peau, soulageant ses plaies, encore vives. La veille, il avait reçu une punition pour avoir tenté de saboter les rails du district 2 et ainsi, couper le lien direct avec le Capitole, mais seul, il avait lamentablement échoué. Hope lâcha un profond soupir avant de se coucher sur son lit. Il posa sa tête sur l'oreiller et essaya de trouver le sommeil. Il avait vécu une torture et une humiliation publique. En fermant les yeux, il pouvait revoir la scène. Il se tenait à genoux face à son bourreau, les mains attachées dans son dos. La foule hurlait, huée son nom. Une femme lui lança même une pierre qui le frappa à sa tête. Il sentit un liquide chaud coulait, peignant ses cheveux blonds d'un rouge écarlate. On arrachait son haut, désignant son dos nu à la peau blanche avant de frapper, de frapper, de frapper encore et toujours en comptant. Pour la trahison, il méritait trente coups de fouet. Il en avait reçu onze parce que le commissaire Pacificateur était intervenu. Son père l'avait payé d'un beau pot-de-vin pour faire cesser le tout et c'était Arya qui était venue le libérer et le ramener. Sa mère l'avait soigné et depuis, Hope était bandé et dans sa chambre. Il avait laissé le plateau de purée et d'une magnifique pièce de bœuf sur sa table de chevet. La nourriture était froide et même chaude, il n'en avait pas envie. Lui, il pouvait manger à sa faim et cette pensée le répugnait. Perdu dans les souvenirs, le jeune homme n'entendit pas la porte s'ouvrir. Il sortir de sa torpeur quand la lumière s'alluma sur sa soeur. « Je savais que tu ne dormais pas. » dit-elle d'une voix douce « Tu veux une médaille pour te récompenser ? » répliqua le frère sur un ton hargneux. Arya soupira et croisa les bras contre sa poitrine. « Je veux comprendre, Hope... » « Blade. Mon prénom est Blade. » Arya hocha la tête et s'assaya près de lui, sur le lit. Elle avait envie de le serrer contre elle, mais elle ne le ferait pas. Pour ne pas lui faire mal et pour ne pas être repoussée, aussi. « As-tu agi comme ça pour attirer l'attention de notre père ? » la question était directe, pointilleuse, mais nécessaire pour la jeune femme. Immédiatement, Hope la fusilla du regard et dut se retenir de toutes ses forces pour ne pas saisir la fourchette du plateau et l'enfoncer sur sa sœur. « Bien sûr que non ! Tu es stupide ou tu le fais exprès ? J'ai agis ainsi pour permettre à la révolution d'éclater... Mais j'ai échoué. » « Rectification, tu voulais permettre à des illuminés de réduire une société. » trancha Arya, pincée. « Une société inégalitaire, Arya ! Je te pensais plus intelligente que ça. Tu sais peut-être te battre avec tes couteaux et grimper partout, mais tu es aveugle à la misère. Le Capitole s'engraisse sur la pauvreté des autres... » L'intéressée resta silencieuse, de marbre. Elle savait qu'elle était une privilégié, mais elle ne vivait pas comme telle. Elle aidait si possible, mais elle refusait d'admettre que les révoltés se battaient pour des causes justes. Pour elle, leur tentative était vaine et perdue. Tout ce qu'ils faisaient, c'était ébranlé une société établie depuis longtemps et faire des victimes pour rien. « Ton combat est une cause perdue d'avance. J'ai peur pour toi. ». La conversation en resta ici. Hope préféra se plonger dans un mutisme et Arya, incapable de faire plier son petit frère, le laissa seul, dans la pénombre de sa chambre.

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COME AWAY TO THE SLAUHTER
We are calling to you. Come away little lamb come away to the water, Give yourself so we may live anew. Come away little lamb come away to the slaughter, To the ones appointed to see this through. We are coming for you. C'est le premier vrai baiser que nous échangeons. C'est le premier vrai baiser qui me donne envie d'un autre. ARYA&CASTIEL.
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